Elise Parré

Élise Parré

Artiste résidente en octobre 2025
Élise Parré s’intéresse aux déplacements physiques, symboliques, politiques et imaginaires d’un territoire à un autre, elle interroge nos modes de représentations et nos apprentissages. Sa pratique conjugue un travail d’imprégnation des terrains qu’elle parcourt ou dans lesquels elle a vécu, des recherches archivistiques et des mises en écho avec notre mémoire collective, nos images mentales et nos modalités de transmission. Ses installations, films, écritures et dessins-collages sont régulièrement montrés dans des publications et des expositions comme le projet Delta Total au Palais de Tokyo en 2016, l’exposition Les incertitudes de l’Espace aux Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse en 2022 ou l’exposition Collision à Migennes en 2021. Elle a été membre du premier Groupe de recherches artistiques et culturelles sur l’Espace institué par l’Observatoire de l’Espace en 2019 qui a donné lieu à l’ouvrage La base spatiale d’Hammaguir et à l’exposition Dissipation au Cnes à Paris la même année. Elle enseigne à l’École Supérieure d’Art et Design Le Havre-Rouen où elle a cofondé le master de création littéraire en 2012.

Au cours de son vol à bord de l’avion ZERO-G du CNES, Élise Parré a confronté sa pratique du dessin à l’impesanteur, réinterprétant l'outil imaginé par le cosmonaute Alexeï Leonov pour dessiner dans l’Espace. L’artiste s’appuie sur cet objet rendu autonome par l’absence de gravité pour explorer la place qu’occupe le dessin dans la construction de l’imaginaire spatial. Prenant le parti d’assumer sa fascination pour l’Espace et ses héros, elle perturbe avec poésie et ironie la construction du grand récit de l'aventure spatiale, préférant l’anecdote au morceau de bravoure et le geste dessiné puisé dans l’enfance à l’imagerie habituelle de l’Espace.


Élise Parré, Désirs célestes © CNES/F.Fernandez

L’œuvre Désirs célestes a été montrée pour la première fois dans l’exposition L’art extra-terrestre au XXIe siècle en 2026 à l’Espace de l’art concret à Mouans-Sartoux. Elle est désormais dans la collection de l’Observatoire de l’Espace du Cnes.

Publication
L’art extra-terrestre au XXIe siècle, éditions de l’Observatoire de l’Espace du Cnes, 2026.

Élise Parré a également fait partie du Groupe de recherches artistiques et culturelles sur l’Espace (GRACE) en 2019, dans le cadre d’une résidence de création.